Canada - Madagascar - Africa

Watching Canadian initiatives in Madagascar, with an outlook on health, communities, and ecosystems. Also an eye on social and innovation initiatives in Africa
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Perle Zafinandro arrêtée - QMM/Rio Tinto Madagascar

Via le collectif Tany, nous apprenons avec stupeur que Perle Zafinandro Fourquet, la présidente de l’association Fagnomba qui défend les intérêts des habitants contre le projet minier QMM/Rio Tinto Canadien, a été arrêtée pour une raison inconnue, avec 15 autres personnes de l’association. 

Porte-parole de L’association depuis 3 ans, elle milite contre la spoliation par le  trust minier QMM et le gouvernement. Les bureaux de l’association ont été saccagés auparavant et les autorités judiciaires font la sourde oreille. 

Nous suivons de près les développements.

Site web Rio Tinto Madagascar


Je veux ma part de Terre - Perle Fourquet by EnQueteProd

Ambatovy Project: End of the operating license

We reported yesterday in our columns about the panic in the Ambatovy of the end of licensing to operate, other information indicates that the panic has won major foreign powers.
For over a month, a group of foreigners who are nationals of countries shareholders of Ambatovy Project, senior diplomats of Canada, Korea and Japan, arrived in Antananarivo to seek an audience with the Ambassador of the European Union. The purpose of this delegation, which arrived quietly on the island, would be to get an audience with the President of the Transition Andry Rajoelina through the Head of the Delegation of the European Union in Antananarivo. 
The delegation representing the interests of Ambatovy bets on the European Union, which has some influence on government policies and Malagasy by its important role in the process of crisis, an ally for to pull the Malagasy government permit to operate Ambatovy. To this day, the President of the Transition gave no response to the request for hearing.
The strategy of the Malagasy government snobing the Ambatovy project is understandable. Indeed, as his ally American, the Canadian government has long refused to recognize the transitional government headed by Rajoelina since 2009. The American oil company Exxon has indeed had to suspend its activities in the northwest of the Big Island to extend its default permissions. Despite attempts repeatedly to the American representation among the Malagasy authorities, they have taken their time. How indeed provide economic benefits to powers that do not recognize the authorities in place?
In addition, observers believe that, given the low fallout tax (2%) of the project for the state, the Malagasy government is also trying to take advantage of the situation to push Ambatovy to pay more monies in the fund the State. Modeled on the project Soalala with the Chinese WISCO has paid $ 100 million to obtain a license, the State could ask for more money to Ambatovy to replenish the coffers of the State to strengthen public investment projects.

Vérification des impacts d‘“Ambatovy” : ruse du pouvoir central ou changement de cap ?

Un appel urgent «Pour une Réparation des Dégâts Humains et Environnementaux et pour une Responsabilisation Accrue de la Société Sherritt Ambatovy », initié par le Collectif TANY avait été envoyé par de nombreux citoyens aux hautes autorités responsables et aux dirigeants de la société Sherritt-Ambatovy en mai 2012 (1) : aucune mesure concrète n’a été prise ni d’un côté ni de l’autre. Au contraire, le pouvoir central avait délivré une autorisation provisoire d’exploitation de six mois(2). Pourquoi six mois ? S’il y a eu un doute, pourquoi ne pas avoir d’emblée appliqué le principe de précaution ?
 
Depuis quelques jours, les autorités annoncent qu’elles délivreront le permis d’exploitation - « permis d’opérer » -  en fonction des conclusions des enquêtes qu’un bureau d’études international effectuera sur les « répercussions sur la population et son environnement » et qu’un « budget devrait être consacré » pour faire face aux éventuelles répercussions néfastes de l’exploitation minière.
 
Etonnement et scepticisme sont les principales réactions enregistrées par les lecteurs des différents articles qui ont été publiés sur ce sujet. Etonnant que les autorités centrales malgaches actuelles proposent dans ce cas d’entreprendre des actions face aux plaintes et craintes des populations sur les impacts des exploitations minières sur la santé et l’environnement alors que les multiples manifestations des habitants de Manakara contre la société Mainland Mining, par exemple, n’ont pas empêché la délivrance de l’autorisation d’exploitation ! (3)
 
La préparation des élections présidentielles et législatives a-t-elle provoqué un changement de cap ? Ou la révélation de la demande de versement de  800 millions de dollars en échange du permis d’exploitation,  démentie par le Ministre du Budget et des Finances samedi dernier à Brickaville,  a obligé l’équipe au pouvoir à monter ce scénario ? (4)
 
Quelles que soient les raisons de ce projet de vérification des impacts sanitaires et environnementaux, le Collectif TANY estime qu’une réalisation d’enquêtes par ce fameux bureau d’études international expérimenté à la demande des autorités centrales gagnera en crédibilité si et seulement si la transparence fera partie de leurs principes de travail : quel bureau d’études, utilisant quelles méthodes ? enquêtant sur quoi exactement ? et auprès de qui ? La préparation de ces « enquêtes » et leur réalisation devront impliquer l’ensemble des organisations de la société civile d’ Ambohibary, Moramanga, Tanandava, Toamasina, etc … - pas uniquement les organisations de protection de l’environnement - ainsi que les maires, les responsables des services déconcentrés et décentralisés, les techniciens des régions et communes voisines, les associations de paysans et d’apiculteurs - qui se sont mobilisés depuis plusieurs mois voire plusieurs années sur les problèmes causés par Ambatovy et pourront apprécier la pertinence des vérifications menées.
 
Certaines déclarations du Ministre des Finances et du Budget laissent penser que l’Etat évitera d’effectuer des dépenses. Qui prendra en charge les frais alors ? Si ce bureau d’études est payé par la société Sherritt ou ses associés canadiens, japonais et sud-coréens d’Ambatovy, l’étude sera biaisée, les résultats seront inévitablement en faveur du Projet Ambatovy. Si les explications du Ministre (5) signifient qu’une provision financière sera demandée à Ambatovy pour prévoir les conséquences négatives futures, les autorités devraient expliquer à l’opinion publique nationale et internationale, comment elles calculeront le montant dès maintenant, sur quel compte sera versée effectivement la somme, par qui elle sera gérée et qui en seront les bénéficiaires.
 
La vie et la santé des populations riveraines des sites du Projet Ambatovy sont aussi précieuses que celles des autres habitants de l’île, et méritent qu’on ne leur fasse courir aucun risque. Si les études envisagées identifient des problèmes, la société Sherritt et ses associés devront prendre les mesures techniques et scientifiques nécessaires à l’élimination de ces risques, quitte à reporter à plus tard le début de leur production commerciale.
                                                           
28 août 2012
Collectif pour la défense des Terres Malgaches - TANY

Madagascar: les dégâts de l’industrie minière canadienne 

Le “Syndrome Hollandais” au Canada - à quand des fonds de gestion souverain?

Tiré du journal “Le Devoir”, on lit un article rapportant une critique de Thomas Mulcair à l’égard de la politique de développement des ressources naturelles. Le chef de l’opposition mentionne l’effondrement du secteur manufacturier en Hollande dans les années 1970, suite à la découvert d’un gisement gazier.

C’est une malédiction pour les pays qui parient sur le développement des ressources naturelles. Les industries et compagnies travaillant sur des activités à forte valeur ajoutée voient leur production dévalorisée. Les membres du gouvernement de Stephen Harper ont raison de s’indigner, mais sans une politique sophistiquée de gestion des retombées financières, c’est ce qui va effectivement arriver. 

Dans les pays scandinaves, un bon exemple de gestion des ressources naturelles, les fonds de gestion souverains sont un bon exemple de structure sophistiquée qui permettent de réguler l’excès de liquidités et de taxes provenant de l’extraction du pétrole. Seulement une toute partie des fonds retirées a été injectée dans l’économie chaque année, le fond souverain ayant à la place une stratégie s’étendant sur des dizaines d’années. Cette politique financière est bien sûr jumelée à une politique d’appui des activités à forte valeur ajoutée… un choix que le parti conservateur canadien ne ferra probablement pas, étant donnée leur politique d’intervention minimale. Du côté du Québec, on espère cependant qu’un fond similaire sera mis en place. 

POUR UNE REPARATION DES DEGATS HUMAINS ET ENVIRONNEMENTAUX ET POUR UNE RESPONSABILISATION ACCRUE DE LA SOCIETE SHERRITT AMBATOVY

Par: Collectif pour la défense des terres malgaches - TANY – 2 mai 2012

Aux dernières nouvelles: Une autre histoire d’horreur

La société canadienne Sherritt International, désormais en « joint- venture » avec la société japonaise Sumitomo, la société sud-coréenne Kores et la société canadienne SNC Lavalin a signé un contrat avec le gouvernement malgache de l’époque en 2006 pour l’extraction de cobalt et de nickel à Ambatovy.

La construction des différentes infrastructures s’est achevée en 2011 : des mines d’extraction à ciel ouvert du côté d’Ambatovy près de Moramanga, un pipeline de 220 kms qui emmènera le minerai mélangé à l’eau sous forme de « pulpe » vers l’usine de traitement de Tanandava à 10 kms de Toamasina - une fonderie hydro-métallurgique utilisant des produits contenant du soufre, dont certains sont toxiques - avant l’embarquement du cobalt, du nickel et du sulfate d’ammonium au Port. Les résidus seront conservés à perpétuité près de l’usine de traitement.(1) et (2)

Les apports du projet ont souvent fait l’objet de communication bien médiatisée mais les dégâts sur l’environnement, sur la santé et sur la vie des populations liés à la phase de construction n’ont été connus du grand public que lorsque les essais en vue de la production ont occasionné des fuites de dioxyde de soufre au moins à 4 reprises, entraînant le décès de 2 adultes et de 2 bébés et rendant malades une cinquantaine de personnes entre le 26 février et le 13 mars 2012. Les dirigeants de la société ont déclaré le 8 mars qu’il s’agissait d’une fuite « normale » et que les 800 habitants vivant dans les alentours de l’usine devraient être déplacés. Le Conseil des Ministres a informé que la société était loin de tenir ses promesses dans la prise en charge des victimes et que l’eau du fleuve Ranomainty courait un risque de pollution [(3) et ses documents joints au bas du texte].

Aux dernières nouvelles, une équipe interministérielle devait effectuer une descente à Tanandava ce mercredi pour réaliser des vérifications préalables à la délivrance de l’autorisation de démarrage de la production.(4)

-Quels éléments ce comité interministériel a-t-il vérifiés exactement ? Quels sont les critères et conditions qui amèneront les autorités centrales à délivrer l’autorisation de mise en service ? Tous les citoyens, en particulier les habitants de Tanandava, de Toamasina, d’Ambatovy  et des environs, inquiets pour leurs terres, pour leurs cultures, pour l’eau qu’ils boivent, pour leur santé et pour leur avenir, ont le droit d’être informés des actions réalisées et en cours, des mesures concrètes prises par la société Sherritt et de ses engagements précis pendant la phase qui précède la production, pour les 27 ans de production et la phase post-production.

-Avant la poursuite du projet Ambatovy et la délivrance d’une autorisation de production, les droits des paysans et des personnes impactés par les travaux pendant la phase précédente - au niveau des terres, des eaux, des poissons, des forêts… - doivent être respectés, les indemnisations et prises en charge suite aux accidents effectuées de manière adéquate,  les promesses faites aux populations au moment de leurs relocalisations pour les besoins du projet réalisées pleinement. Les déplacements de populations doivent désormais cesser.

-Par ailleurs, les autorités gouvernementales parlent du risque de pollution de Ranomainty alors que les impacts négatifs à surveiller pendant la phase de construction concernent également la rivière Andranofisotro, les fleuves Ivondro et Mangoro, la rivière et le marais de Torotorofotsy, ainsi que la contamination de l’eau de mer, selon le cahier de charges environnementales (5)

- Au  lieu de suggérer l’éloignement des populations du site de Tanandava après les fuites de dioxyde de soufre, la société Sherritt doit en priorité fiabiliser son procédé industriel, utiliser des équipements de dernière génération et éviter tous les risques de ses travaux sur la santé des habitants. Dès à présent, et avant la délivrance d’une autorisation de production, la pollution future des terres et des eaux consécutive au stockage à perpétuité des résidus doit faire l’objet d’études scientifiques et techniques attentives non complaisantes.

-Afin que la société civile et la population puissent assurer le suivi des actions correctrices et préventives des impacts environnementaux et humains du projet Ambatovy, le document complémentaire du plan de gestion environnementale spécifique (PGES) de l’usine de  traitement du Projet Ambatovy à Tanandava  signé le 17 novembre 2011 entre  le Projet Ambatovy et l’Office National pour l’Environnement doit être disponible pour le grand public (6), ainsi que les autres plans spécifiques annoncés à la page 3 du PGEDS et la totalité de l’étude d’impact environnemental (7).

Les accidents déjà survenus, les doléances des familles lésées, l’inquiétude générale des populations exigent de la part de tous les acteurs :

- le contrôle du respect du cahier des charges en matières environnementales, sanitaires et sociales,

- et la recherche de nouveaux points d’amélioration des mesures de protection environnementale et sanitaire.

Québec Struggle: OPEN LETTER TO STUDENTS

For months now, you have not ceased to show courage, solidarity, resilience, combativeness and creativity through educational and political actions, opposing unjust tuition hikes imposed by the government with the longest student strike in the history of Quebec. You are doing it not only in resistance to the tuition increase, but to clearly oppose the logic of neoliberalism and austerity which has infiltrated all spheres of society.

As collectives of artists and activists engaged in social movements for many years, we are truly moved by the magnitude of the popular mobilization that your cause has inspired. We see it as being part of a worldwide movement of resistance against a political and financial elite that has far too much power in their hands. We are 100% behind your struggle.

As collectives composed in great part of people of colour, we are familiar with the repression that follows the exertion of a real, horizontal and direct democracy. We condemn the contemptuous and paternalistic attitude of the government and of university and cegep administrations who are hiding behind their judges, their police, private security guards, mainstream media and a minority of scabs. Like you, we know that it is their censorship, their intimidation, their sexist, classist and racist violence that incite more anger. You have the right to self-defense. Like you, we are not fooled by their tricks and dishonesty.

As collectives of artists and activists, we have been trying to come up with ways of standing behind your struggle by gathering the support of artists and cultural workers; by making links between different struggles, since that is one of the main reasons behind the existence of our groups.

In that context, we are inviting artists and cultural workers to join the hundreds of others who have endorsed a declaration of solidarity with the student struggle by visiting: www.artistescontrelahausse.org

Your cause is a just one. Don’t listen to anyone other than yourselves and the people that you trust. Do what you need to. You have already changed your life and your relations with others. Your struggle is still in your hands. Continue to share it.
(inspired from an excerpt of “From Athens workers to the students,” December 2008)

Artivistic collective www.artivistic.org
Howl! Arts Collective www.howlarts.net
Cinema Politica www.cinemapolitica.org



Lettre ouverte aux étudiants et étudiantes

Depuis des mois, vous n’avez cessé de faire preuve de courage, de solidarité, de résilience, de combativité et de créativité, en menant des actions éducatives et politiques, incluant la plus longue grève étudiante de l’histoire du Québec, pour protester contre la hausse des droits de scolarité imposé par le gouvernement. Vous ne le faites pas seulement pour ça. Vous le faites aussi pour opposer la logique néolibérale et d’austérité qui depuis des années a pénétré toutes les sphères de la société.

En tant que collectifs d’artistes et activistes impliqué-e-s dans les mouvements sociaux depuis plusieurs années, nous sommes réellement ému-e-s par l’ampleur de la mobilisation populaire que votre cause a provoqué. Nous la voyons comme étant inscrite dans une mouvance mondiale de protestation contre une élite politique et financière qui détient bien trop de pouvoir. Nous vous soutenons à 100% dans votre lutte.

En tant que collectifs composés en grande partie de personnes racisées, nous connaissons la répression qui s’ensuit de l’exercice d’une démocratie réelle, horizontale et directe. Nous condamnons l’attitude méprisante et paternaliste du gouvernement et des administrations des universités et cégeps, qui se cachent derrière leurs juges, leur police, des compagnies privées de gardien-ne-s de sécurité, des médias traditionnels et d’une minorité de scabs. Nous savons, comme vous, que c’est leur censure, leur intimidation et leur violence sexistes, classistes et racistes qui incitent à plus de colère. Vous avez le droit à l’auto-défense. Comme vous, nous ne sommes pas dupes de leurs stratagèmes et de leur malhonnêteté.

En tant que collectifs d’artistes et activistes, nous avons tenté de trouver des moyens de soutenir votre lutte en allant chercher l’appui des centres d’artistes, des artistes et des travailleurs et travailleuses culturelles; de trouver des manières de croiser les luttes, puisque c’est une des principales raisons d’être de nos groupes.

Dans cette lignée, nous invitons artistes, travailleurs et travailleuses culturelles à se joindre à des centaines d’autres qui ont endossé une déclaration de solidarité avec la lutte étudiante en se rendant au : www.artistescontrelahausse.org

Votre cause est juste. N’écoutez personne d’autre que vous-mêmes et les personnes en qui vous avez confiance. Faites ce que vous devez faire. Vous avez déjà changé votre vie et vos relations avec les autres. La lutte est toujours entre vos mains. Continuez à la partager. (inspiré d’un extrait du texte « From Athens workers to the students », décembre 2008)

Le collectif Artivistic www.artivistic.org
Howl! Arts Collective www.howlarts.net
Cinema Politica www.cinemapolitica.org

Une autre histoire d’horreur? Le projet d’Ambatovy à Madagascar de Sherritt International Corporation

Mardi, 10 Avril 2012
by Joan Kuyek, article original en anglais sur miningwatch.ca

“Creating a brighter and sustainable future. Ambatovy is one of the most ambitious industrial undertakings in the history of Madagascar, Africa, and the Indian Ocean Region. It will soon produce 60,000 tonnes of refined nickel and 5,600 tonnes of refined cobalt every year for the next three decades. Ambatovy is positioned to become the world’s biggest lateritic nickel mine by 2013-2014. Ambatovy’s goal is to create lasting prosperity for all stakeholders and contribute significantly to sustainable development in Madagascar.”[1] — from Sherritt International Corporation’s project website.

Un autre compagnie minière avec leur siège social au Canada, et avec des fonds canadiens, semble créer de la misère en Afrique. Des groupes de la société civile comme TANY (Collectif pour la défense des terres malgaches) demandent que le gouvernement malgache force le projet à suivre les promesses en sécurité environnementale, création d’emplois locaux, et responsabilité sociale en révisant les lois malgaches en mines et investissements.

Le projet d’Ambatovy de Sherritt International dans l’est de Madagascar - coûtant 5,5 milliards de dollars en construction et programmé pour débuter la production ce mois - comprendra une nombre de mines à ciel ouvert, des dépôtoires de roches déchets, des bassins de décantation, une fonderie hydro-métallurgique, un pipeline de 220km, des routes et un quai de chargement dans le port de Toamasina. Il fermera dans 29 ans. 

Il y a déjà des inquiétudes à propos de la mine provenant de milliers d’habitants vivant près des installations. Ils disent que les champs sont détruits, l’eau est sale; les poissons dans la rivière sont morts et qu’il y a eu des glissements de terrain dans leur village. Pendant la phase de test de l’usine, il y a eu au moins 4 fuites séparées de dioxyde sulfure provenant de la fonderie (26 février, 8 mars, et 13 mars à 10heures et à 12:30), ayant eu pour conséquence selon les villageois au moins 2 morts et 2 bébés et 50 malades. En Janvier, des ouvriers en construction qui ont été remerciés d’Ambatovy ont commencé une grève, en clamant que les emplois promis quand la construction a terminé ne se sont pas matérialisés. Les habitants de villes voisines comme Moramanga disent aussi que leurs filles se dirigent de plus en plus vers la prostitution. Ils rapportent ausi qu’ils ne peuvent plus se permettre la nourriture dans les marchés locaux, et que Ambatovy importe tout la nourriture de ses employés de l’Afrique du Sud.

La rapport de développement durable de la compagnie en 2010, disponible sur son site, décrit des bénéfices énormes au niveau social et économique, incluant des emplois, éducation, santé, relocalisation et ausi développement durable en agriculture.

Dans les années 90, sous la pression de la Banque Mondiale et d’autres conglomérats comme Rio Tinto, le gouvernement de Madagascar a changé con code minier, investissement étranger et aussi la régulation environnementale pour faciliter des projets géants comme Ambatovy dans l’espoir d’obtenir des gains significatifs pour les finances nationales. En fait, la loi sur les investissements miniers à grande échelle (LGIM) est passé en 2001 s’assurera que le gouvernement obtiendra très peu, et que les plans de gestion environnementale sera subordonné aux besoins des investisseurs, et à cause d’un “accord de stabilité”, la population malgache sera impuissante à changer les lois mêmes se elle le voudra. 

Les documents de la compagnie montrent qu’elle sera obligé de payer:
- 250.000 $ par année pour les droits de  location de 50 ans, à l’État Malgache (sujet à un ajustement suivant l’inflatioin tous les deux ans)
- Une taxe annuelle correspondant à 1% de la valeur du terrain
- Une taxe de propriété correspondant à 1% de la valeur locative des batîments. Il y a une exemption de 5 ans pour le projet
- Des royalties minières payble dès que la mine sera en production, équivalnet à 1% des ventes. 

Sherritt affirme que ces paiements “générera des dizaines de millions de dollards en revenus annuels au gouvernement malgache sur la vie totale du projet. Le montant exact est difficile à estimer, étant donné le prix fluctuant sur le marché du nickel et du cobalt, le coût variable des matières premières nécessaires pour la production (comme le charbon, le calcaire et le sulfure), l’inflation, et d’autres facteurs”. 

La mine est située sur un plateau à eniviron 1100 mètres d’altitude. Les dépôts sont sur 1300 hectares. Selon la compagnie, “des petits ruisseaux viennent de la mine et s’écoulent dans toutes les directions, vers une configuration à 6 bassins”. La zone est recouvert de forêts naturelles riche en biodiversité, et des crédits en forêt ont été négotié avec la communauté environnementale et ONE (l’agende environnementale de l’état). La rivière Mangoro est la source d’eau pour la mine, et fournira la quantité extraordinaire d’eau nécessaire pour faire conduire le minerai du pipeline vers la fonderie. 

La mine sera à ciel ouvert. Le minerai sera broyé sur place et les rjets seront dépôsé vers les zones déjà exploitées ou utilisés pour les routes. Le minerai broyé sera mélangé avec de l’eau et sera envoyé sur 220km, via un pipeline, vers une usine de traitement situé près du port de Toamasona. Là, il sera traité selon un procédé de lessivage par pressurisation acide (en utilisant de l’acide sulfurique, du sulfide d’hydrogène, et du calcaire). 

Le résidu de lessivage sera stocké à perpepuité dans des bassins. La procédure utilisera du nickel, cobalt et du sulfate d’ammonium (un fertilisant). Le produit fini sera envoyé à la Corée du Sud, au Japon et vers des marchés internationaux. 

Il n’y a pas eu de termes de fermeture du site. Considérant que la compagnie estime que la rémédiation coûtera presque 80 millions de dollards, c’est un oubli très grave.

LES DIVERSES CONSEQUENCES GRAVES DES TRAVAUX DE LA SOCIETE SHERRITT SUR L’ENVIRONNEMENT ET LES POPULATIONS

Une fuite de dioxyde de soufre est survenue à l’usine Sherritt d’Ambatovy le dimanche 26 février 2012. Cet accident a fait au moins un mort et plusieurs victimes selon les articles de presse que nous reproduisons dans le premier fichier attaché.

D’autres fuites se sont encore produites le 8 mars puis le « 13 mars à 10 heures et à 12 heures 30. Les bilans sons lourds, témoignent la population locale. Deux enfants sont décédés, tandis que plusieurs adultes sont tombés malades ».

Le gouvernement finit par envoyer des ministres sur place et informe dans un communiqué après le Conseil des Ministres du 21 mars de nombreuses défaillances de la société Sherritt.

Puis le Conseil des Ministres du 4 avril annonce de manière publique les « risques de pollution de la rivière Ranomainty destinée à l’alimentation en eau potable de la Ville de Toamasina par les rejets d’acide sulfurique de l’usine Sheritt »

Pourquoi les autorités n’exigent-elles pas de mesures plus urgentes et plus radicales que la puissante société Sherritt a sûrement les moyens de mettre en place pour protéger les populations de Toamasina et des environs ? Sans attendre la confirmation de la pollution et ses conséquences ? Qu’en est-il des autres rivières et nappes phréatiques où se déversent les eaux usées du site d’extraction ? Le contrat signé en 2006 contient-il une clause suspensive en cas d’évènement grave ? Pourrait-on le réviser dans ce sens et l’améliorer ?

Les textes, video et enregistrements audio sur les différents dégâts sanitaires et environnementaux causés par l’usine Sherritt étant nombreux à être affichés et à circuler sur internet depuis plusieurs mois, le Collectif TANY a choisi de diffuser -dans le second fichier attaché- la traduction d’un article de Mme Beatrix Gramlich paru dans le magazine ‘Kontinente. Das missio-Magazin 1/2012’ relatant les témoignages de communautés locales dont les champs sont traversés par les 220 kms du pipeline d’Ambatovy vers Toamasina. Les conséquences sur les terres et sur la vie des populations à plusieurs niveaux sont dramatiques.

La première fuite de dioxyde de soufre s’est passée quelques jours avant la projection du film «Ambatovy, histoire d’un projet minier unique » ‘histoire de la création d’une entreprise d’exploitation minière, sure et durable pour l’environnement, permettant de générer des profits pour le pays et les communautés locales’ au Museum National d’Histoire Naturelle de Paris. Il est tout à fait dommage que le jour de la projection le 4 mars, ce fait grave n’ait pas été porté à la connaissance du public, du moins à l’extérieur, les débats auraient été particulièrement intéressants.

Puisque les autorités envisagent une révision des textes régissant les investissements miniers, le moment n’est-il pas venu de mettre le doigt fortement sur la réalisation des études d’impact environnemental de manière plus indépendante et plus efficace et sur le respect effectif de chacun des termes du cahier des charges dans le domaine environnemental et social ? et de revoir les conditions qui amèneront les contrats d’exploitation miniers à générer réellement des « profits pour le pays et les communautés locales » ?

Mozambique and the whole African continent on the rise

From http://www.guardian.co.uk/world/2012/mar/27/mozambique-africa-energy-resources-bonanza

The national currency was the best performing in the world against the dollar. Investment is pouring in on an unprecedented scale; as if to prove that history has a sense of irony, Portuguese feeling Europe’s economic pain are flocking back to the former colony, scenting better prospects than at home. Increasingly this is the rule, not the exception in Africa, which has boasted six of the world’s 10 fastest-growing economies in the past decade. The first oil discovery in Kenya was confirmed on Monday, while the British firm BG Group announced that one of its gas fields off the Tanzanian coast was bigger than expected and could lead to billions of pounds of investment. Bankers, analysts and politicians have never been so bullish about the continent, which barely 10 years ago was regarded as a basket case.

From Cape Town to Cairo, there are signs of a continent on the move: giant infrastructure projects, an expanding middle class, foreign equity scrambling for opportunities in telecoms, financial services and products aimed at a billion consumers. Growth is no magic bullet for reducing inequality or fostering democracy, but the stubborn truth that it is still the world’s poorest continent has done little to dull the confidence and hype about the African renaissance.

Africa has 16 billionaires, topped by Nigerian cement tycoon Aliko Dangote with an estimated fortune of $10.1bn (£6.5bn), according to Forbes magazine. Economic growth across the continent will be 5.3% this year and 5.6% in 2013, the World Bank predicts, with some countries hitting double digits. “Africa could be on the brink of an economic take-off, much like China was 30 years ago and India 20 years ago,” the bank

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